Mathieu Demy, un "Americano" à Noirmoutier
Le 30 novembre, est sorti dans les salles "Americano", le premier long métrage de Mathieu Demy tourné entre Tijuana et Noirmoutier. Soutenu à la production par la Région des Pays de la Loire, ce film sur le deuil affiche un casting prestigieux : Salma Hayek, Jean-Pierre Mocky, Chiara Mastroianni… Rencontre.
L’héritage artistique laissé par ses parents est parfois difficile à porter pour un cinéaste. Pas pour Mathieu Demy. "Je suis le premier des "Demyophiles" !", affirme-t-il. Le fils de Jacques Demy, réalisateur des Demoiselles de Rochefort, et d’Agnès Varda, césarisée en 2009 pour Les Plages d’Agnès, signe avec Americano son premier long métrage. "Avec un nom comme le mien, on se sait attendu au tournant. Cela suscite beaucoup d’attente. En plus, le film parle beaucoup de moi, de ma jeunesse, de mes parents…"
Noirmoutier en toile de fond
Americano retrace l’histoire de Martin, un homme qui part à Los Angeles, car sa mère y est décédée, puis à Tijuana (Mexique) à la recherche d'une danseuse mexicaine qu'il a connue jadis... Présent derrière la caméra, Mathieu Demy joue également le premier rôle : "L’histoire de Martin, c’est un peu la mienne. À travers son personnage, je raconte le deuil de mon père. Un événement qui a été dur à porter et dont j’avais envie de parler…" Entouré d’un casting de choix – Salma Hayek, Jean-Pierre Mocky, Chiara Mastroianni… –, Mathieu Demy se dit satisfait de son film : "J’ai eu la chance de pouvoir tourner avec de grands acteurs : Salma Hayek, c’était inespéré. J’ai été surpris qu’elle accepte. Le tournage a été une très belle expérience. Nous étions une petite équipe très soudée et avons tourné aux quatre coins du monde".
Plusieurs scènes du film ont été tournées à Noirmoutier. L’île vendéenne est bien connue de Mathieu Demy : "Ma mère y possède une maison. J’y ai vécu. Dans le film, la mère de Martin souhaite s’y faire enterrer. Il s’y rend après avoir vécu son périple en Amérique. C’est un retour aux sources, affirme le réalisateur. Et visuellement, ça rend bien. Le passage du Gois est magnifique… Parfois, on a juste envie de filmer de belles choses."
