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© Jean-Éric Fouchault

Théâtre du Tiroir

"Nous souffrons d'un mal incurable qui s'appelle l'espoir. Espoir de libération et d'indépendance. Espoir d'une vie normale où nous ne serons si héros, ni victimes. Espoir de voir nos enfants aller sans danger à l'école. Espoir pour une femme enceinte de donner naissance à un bébé vivant, dans un hôpital, et pas à un enfant mort devant un poste de contrôle militaire. Espoir que nos poètes verront la beauté de la couleur rouge dans les roses plutôt que dans le sang. Espoir que cette terre retrouvera son nom original : terre d'amour et de paix. Merci de porter avec nous le fardeau de cet espoir." Mahmoud Darwich

Tel est le message que m'a chargé de vous transmettre Mahmoud Darwich, le poète palestinien en exil depuis 60 ans que j'ai eu le plaisir de rencontrer en 2005 à Rammallah, et qui nous a quitté cet été.

60 ans d'occupation, 60 ans de catastrophes pour le Peuple Palestinien ne peuvent laisser personne indifférent. Et pourtant, ils résistent... sous toutes les formes...
Les Palestiniens qui luttent ne sont pas des "terroristes" mais des résistants : qu'ils utilisent l'arme de la parole, de la poésie, de la diplomatie ou les armes à feux... Le but commun de tous les Palestiniens (qu'ils soient laïcs ou croyants, chrétiens ou musulmans) est d'obtenir justice et réparation pour que cesse enfin cette occupation d'apartheid par les militaires et les colons sionistes israéliens.
Depuis 1993, les Palestiniens ont accepté, contraints et forcés, de céder 73% de leur terre historique pour espérer qu'une paix juste soit signée. Mais les occupants en veulent encore plus : le mur qu'ils construisent réduit les terres palestiniennes à 13% (oui 13% seulement) de ce qu'ils possédaient déjà.
Contre toutes les condamnations prononcées par les Résolutions Internationales (ONU, TPI...) et surtout grâce au silence meurtrier des puissances occidentales qui en réalité les laissent faire, les sionistes israéliens continuent chaque jour de voler et de piller la terre palestinienne.

Les artistes israéliens que nous suivons depuis 1998 (ceux de Jérusalem qui nous ont reçu au Théâtre National Palestinien, les enfants apprentis acteur du centre culturel Al-Rowwad au camp de réfugiés de Bethléem que nous avons reçu ici à Laval, les adolescents rencontrés au camp de réfugiés de Chatilla à Beyrouth, ceux d'Hallul près d'Hébron venus en stage chez nous), tous attendent que nous portions ici, en Europe, leur parole d'espoir, leur demande de justice.

C'est ce que nous ferons en novembre au Tiroir, au Cinéville et à la Bibliothèque de Laval. Au programme : contes, poésies, musiques, témoignages de voyageurs, films documentaires, lectures pour comprendre la réalité et la vitalité d'un peuple qui ne manque ni de courage ni d'humour et qui attend de nous un vrai soutien international.

Avant ce Regard sur la Palestine, le début de la saison 2008/2009 au Théâtre du tiroir se fera le 14 septembre en chansons avec La Verrue sur le Gâteau et en humour pataphysicien avec La Chandelle Verte en compagnie d'Alfred Jarry, Alphonse Allais et Boris Vian.
En octobre, laissez-vous toucher par la sensualité des paroles de femmes dans Le Cercle et la Spirale du Théâtre de l'Enfumeraie.
Le mois de novembre vous transportera en pays malgache avec Libertalia, une utopie pirate d'après Daniel Defoe.
En décembre; nous nous réjouirons avec la tradition et la modernité des masques de Solo dell' Arte.
En janvier et février, nous vous convions à la 3ème édition du festival des Contes des 5 Continents. En mars, en écho aux Reflets du Cinéma iranien, nous découvrirons avec le texte le plus ancien de l'humanité, écrit il y a 5 000 ans, L'Epopée de Gilgamesh. Parallèlement, un nouvel épisode de Poètes en Caboche donnera à entendre quelques poètes iraniens contemporains. Puis en avril, en partenariat avec Atmosphères 53 et l'Alambic-Théâtre, nous plongerons dans un polar, Pierre Rivière, l'âme du crime. Cette histoire vraie s'est déroulée en 1835 en Normandie. Elle vous sera racontée au théâtre, au cinéma et en documentaire.

Les feuilles mortes abandonnées par nos poètes disparus sont devenues un riche terreau pour les jeunes pousses de la littérature. Que notre modeste théâtre soit le berceau des jeunes arbres de la poésie qui n'attendent que vous, Cher Public, pour répandre leur oxygène vivifiant.

Belle saison de plaisirs, de rêves, de réflexions et de résistances !

Jean-Luc Bansard

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