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Morts pour la patrie, peints dans les églises
Cliquez pour agrandirLe Cellier (44), église paroissiale. Fresque, limite d’enduit visible autour du buste de la Vierge. Paul et Albert Lemasson, 1925. Cliché : Denis Pillet, Service de l’Inventaire, Région Pays de la Loire, 2012

Le Cellier (44), église paroissiale. Fresque, limite d’enduit visible autour du buste de la Vierge. Paul et Albert Lemasson, 1925. Cliché : Denis Pillet, Service de l’Inventaire, Région Pays de la Loire, 2012

Morts pour la patrie, peints dans les églises

Pour le centenaire de la guerre de 14-18, la Région des Pays de la Loire met l’accent sur un patrimoine oublié - celui des monuments aux morts peints dans les églises - à travers la publication d’un livre et une exposition à l’Hôtel de Région.

La redécouverte des monuments aux morts dans les églises débute dès 2011, dans le cadre d’une prospection sur la peinture murale en Pays de la Loire. "Les résultats ont été très riches", s’enthousiasme Christian Davy, chercheur du service du patrimoine de la Région. "Une grande surprise a été la découverte d’une production totalement inédite dans les églises, soit une soixantaine de monuments aux morts de la guerre de 14-18. Normalement, on trouve une simple stèle avec la liste des défunts, mais là il s'agit de peintures murales qui peuvent faire jusqu’à 7 mètres de haut sur 5 mètres de large !". Ces peintures illustrent d'ailleurs la nouvelle publication de la collection "Images du patrimoine", éditée par 303, richement documentée et destinée à un large public, dépassant celui des initiés. 

On y découvre un patrimoine méconnu et, souvent, oublié des habitants des communes concernées . "Parfois, nous allions demander les clés de l’église et on nous répondait : vous vous trompez, le monument aux morts est sur la place ou dans le cimetière, il n’est pas dans l’église…", se souvient Christian Davy. Les monuments (re)découverts étonnent par leur riche diversité, allant "de l’humble artiste local à des artistes de la région ayant une réputation nationale ou internationale, comme Lionel Royer, qui a décoré la basilique Jeanne d’Arc de Domrémy". 

Recueillement et consolation

Au-delà de leur aspect esthétique, ces monuments ont un intérêt hautement historique, nous replongeant dans une période douloureuse : "Ils avaient surtout une fonction de recueillement. Les familles endeuillées qui avaient perdu leur fils, leur père, leur oncle au front n’avaient pas leurs tombes dans l’ouest. Elles avaient besoin d’un lieu pour se recueillir. Il y avait aussi la fonction de consolation : donner de l’espoir pour aller au paradis ! Le sacrifice du Poilu est souvent assimilé au sacrifice du Christ. On le représente par exemple avec la figure de la Pietà, face à la croix. La vierge a un corps mort sur les bras et ce n’est pas celui du Christ, comme habituellement, mais celui du soldat…".

En complément du livre, plusieurs reproductions grandeur nature de ces monuments sont à admirer à l’Hôtel de Région. Une exposition s’y tient du 15 octobre au 25 novembre et circulera ensuite au sein de plusieurs lycées. "Pour la transmission intergénérationnelle", précise Christian Davy.

Publication "Les monuments aux morts peints dans les églises"

  • Collection : Images du Patrimoine
  • Éditions : Editions 303
  • Auteurs : Christine Leduc-Gueye
  • Photographie : Yves Guillotin, Denis Pillet
  • Cartographie : Virginie Desvigne
  • Référent scientifique : Christian Davy
  • Prix public : 12 euros
  • Code ISBN : 978-2-917895-18-4

Exposition "14-18 : les monuments du souvenir"

  • Du 15 octobre au 25 novembre, à l’Hôtel de Région à Nantes
  • Du lundi au vendredi de 9h à 18h, à l’exception du 10 novembre (9h-13h et 14h-17h)

 

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