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Les 3 Continents 2016 : panorama contemporain du cinéma d'ailleurs
Cliquez pour agrandirKumar Shahani © Roshan Shahani

© "Gibier d'élevage", Rithy Panh

Les 3 Continents 2016 : panorama contemporain du cinéma d'ailleurs

Mention spéciale… au festival des 3 Continents ! Du 22 au 29 novembre avec le soutien de la Région, le festival nantais a proposé dans les salles nantaises une programmation résolument contemporaine, avec des zooms sur l'Inde et les colonies portugaises en Afrique. Retour sur l'évènement, et le palmarès 2016.

Les Pays de la Loire comptent plusieurs festivals de cinéma de grande qualité, reconnus à l’échelle internationale. La Région soutient la création et la diffusion culturelle et elle accompagne notamment depuis leurs débuts Premiers Plans à Angers, le Festival International du Film de la Roche-sur-Yon et Les 3 Continents à Nantes.

Cette année, le festival nantais dédié aux cinémas du monde s’est déroulé du 22 au 29 novembre, avec une particularité : "La programmation était très contemporaine dans l'ensemble", souligne le programmateur Jérôme Baron. "Un cycle de onze films de fiction et documentaires a permis de rendre compte du cinéma indien. Des films très différents, du cinéma populaire type Bollywood à du cinéma presque expérimental, qui permettent de souligner la vitalité du cinéma indien, actuellement en plein renouvellement."

Cambodge

En plus du cycle sur l'Inde, le festival a consacré deux zooms à des cinéastes asiatiques. D'abord le franco-cambodgien Rithy Panh*, auteur de S21, la machine de mort Khmere rouge. "C'est un cinéaste très connu et reconnu, mais aucune rétrospective globale de son œuvre n'avait encore été faite. Cela nous semblait important : ses films font partie du cinéma français d'aujourd'hui, même s'ils traitent principalement du Cambodge et de son histoire, et ils ont contribué à lever la chape de plomb qui pesait sur la mémoire du génocide."

Hong Kong

Une autre rétrospective a été consacrée au réalisateur chinois Li Han-Hsiang. "À notre grande surprise, ce cinéaste qui est fondamental pour la compréhension du cinéma hongkongais est l'un des moins connus en Occident. Il a réalisé près de 80 films qui font partie des expressions les plus remarquables de la culture mandarine à l'écran, avec l'ambition de combiner réussite commerciale et esthétique raffinée."

L'empire portugais en Afrique

Sur l'Afrique, sept mois de travail ont été nécessaires pour construire un programme original dédié au Portugal et à ses anciennes colonies. "Nous avions commencé l'année dernière un état des lieux des grandes utopies nées au moment des indépendances en Amérique latine et en Afrique. Au Portugal, contrairement à la France par exemple, le cinéma questionne souvent le passé colonial, interroge la conscience nationale et "l'africanité" du pays."

Festival très grand public

Loin d'être un événement réservé aux cinéphiles avertis, le festival des 3 Continents a confirmé son caractère accessible au plus large public possible : plus du tiers des spectateurs a moins de 25 ans et de nombreuses projections ont été organisées pour les scolaires. Des films de fiction et d'animation ont également initié les tout petits au cinéma du monde, et des séances adaptées ont été proposées pour les déficients auditifs et visuels. "Le cinéma donne souvent l'impression qu'il y a une porte principale pour le grand public et une petite porte dérobée pour les experts. Aux 3 Continents, nous essayons de faire communiquer les deux."

* En partenariat avec l'Institut d'histoire du temps présent du CNRS.

le palmarès 2016

 

Cette année, le jury composé de Sacha Bourdo, Quentin Dolmaire, Jean-Marie Teno, June Wu et Yolande Zauberman ont attribué :

- La Montgolfière d’or à « In the last days of the city » de Tamer El Said.
- La Montgolfière d’argent à “Destruction Babies” de Tetsuya Mariko.
- La Mention spéciale du Jury à « El Limonero Real » de Gustavo Fontan.
- Le Prix du Public à « My Father’s wings » de Kivanç Sezer.

Le Prix du Jury Jeune a été attribué à « In the last days of the city » de Tamer El Said.

 

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