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Folle Journée : la Nature inspire le beatboxer Ezra
Cliquez pour agrandirEzra © Benjamin Juhel

Ezra © Benjamin Juhel

Folle Journée : la Nature inspire le beatboxer Ezra

La Folle Journée, ce n’est pas seulement le meilleur du répertoire classique. Ce sont aussi des créations originales et insolites, résolument modernes, comme "Time Lapse" imaginée par le beatboxer manceau Ezra, directeur artistique de la compagnie Organic Orchestra. A découvrir fin janvier en région, et début février à Nantes.

« Mon premier instrument, c’est le corps »

Le beatbox est une discipline encore peu connue du grand public. Pouvez-vous nous la présenter ?

C’est l’art de faire de la musique avec sa bouche. Le human beatbox est né entre la fin des années 70 et le début des années 80 à New-York, au moment du développement du mouvement hip-hop. À cette époque, on a commencé à faire de la musique avec des machines. Les beatboxers ont cherché à imiter le son de ces machines avec leurs bouches.

Vous concernant, on parle de « beatbox augmenté »…

Oui. Ce qui m’amuse, c’est de confronter la matière organique produite directement avec ma bouche avec les machines. Je me sers du beatbox comme d’une matière première,  que je m'autorise à  transformer en live à l’aide des nouvelles technologies. Ce beatbox augmenté me permet de créer une nouvelle forme de matière sonore.

Vous avez fondé la compagnie Organic Orchestra il y a bientôt dix ans. Dans quel but ?

Pour travailler d’une manière plus autonome et familiale. Avant de fonder la compagnie, j’avais développé un réseau dans les musiques actuelles, avec différents interlocuteurs. J’ai voulu donner une identité au collectif  de gens avec qui je travaillais - des développeurs, des techniciens, des artistes… - pour produire et diffuser des spectacles, mais aussi des ateliers de transmission pédagogique et des installations interactives.

La Nature - thématique de la Folle Journée 2016  à laquelle vous participez avec "Time Lapse" - vous influence-t-elle, en tant qu’artiste ?

Bien-sûr, d’autant que mon premier instrument, c’est le corps. Dans les spectacles d’Organic Orchestra, je questionne souvent la relation entre l’organique et la technologie. "Time Lapse", c’est à la fois un duo musical avec le pianiste luxembourgeois Francesco Tristano, et un trio visuel avec le scénographe manceau Olivier Clausse, le vidéaste nantais Alexandre Machefel, et le développeur informatique Martin Hermant, qui vit à Barcelone. On a découpé une sorte de paysage, sur du très beau papier […] sur lequel on projette de la vidéo et des lumières.

Quelle place tient la musique classique dans votre univers ?

J’ai un tout petit bagage. Dans le cadre de mes études en électro-acoustique, j’ai été sensibilisé à l’histoire de la musique. La musique classique me nourrit, mais pas plus que toutes les autres musiques que j’écoute. Et il y en a beaucoup ! Ceci dit, j’ai souvent pris énormément de plaisir à jouer avec des musiciens classiques, comme lorsque j’ai travaillé avec le Quatuor Debussy, pour une mise en musique d’"Hamlet" avec la compagnie L’Unijambiste, en 2007.

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